3 décembre 2008

L'Amérique, ou notre choix d'immigration

Merci à tous pour vos commentaires sur le dernier billet. Je vois que c'est un sujet qui fait réagir et ça fait plaisir de vous lire :) 

Comme je ne l'ai jamais fait sur ce blog, je tenais à vous expliquer notre choix d'immigration. Nombreuses sont les personnes qui nous posent la question et je trouvais important de le faire ici.

Alors alors, pourquoi l'Amérique?

Parce que nous souhaitons vivre une nouvelle expérience, que nous avons toujours été attirés par ce pays, que nous restons de grands gamins et que nous souhaitons transmettre à nos enfants une culture et une langue différentes.

Pourquoi ouvrir un restaurant français à Ocala?

Contrairement à ce que certaines personnes peuvent penser, nous n'ouvrons pas un restaurant français pour montrer aux américains ce qu'est "la bonne bouffe", non, ils le savent déjà très bien et n'avons rien à leur apprendre. C'est juste pour faire partager un peu de notre culture et regrouper 2 rêves en 1 seul.
Pour vous expliquer un peu mieux, Patrice était conseiller de clientèle dans une banque depuis plus de 10 ans. Alors que le train train devenait étouffant et que les perspectives de carrière n'étaient pas très enrichissantes, il a repensé à notre voyage en Floride en septembre 2005 et à un ami d'Ocala (Pascal si tu nous regardes :D) qui nous avait dit "tu sais la vie ici, c'est vraiment génial. Le top ce serait d'avoir un resto français dans le coin , je suis sûr que ça marcherait". 
Il y a donc 3 ans, l'idée a fait son chemin dans nos têtes, jusqu'à ce qu'on se dise "allez, chiche!".

Patrice étant lyonnais a toujours aimé la bonne cuisine, traditionnelle surtout, il a pris de plus en plus souvent plaisir à cuisiner à la maison (pour mon plus grand plaisir aussi!), et a toujours apprécié les bons vins, les bons plaisirs de la table en somme!

Il a donc pris un congé fongécif, a passé un CAP de cuisine en alternance avec un stage chez un MOF (meilleur ouvrier de France) pendant 9 mois, puis a pris 6 semaines de cours à l'institut Bocuse. Ensuite, vous connaissez l'histoire, il est parti 3 mois à Ocala, avec son associé, pour trouver le local et mettre en place un certain nombre de choses avant la demande des visas.

Aujourd'hui, même si notre appart est vendu, que nous n'avons pas/ plus de travail et que nous habitons chez mes beaux parents, nous avons maintenant le restaurant et un associé assez fou pour nous suivre avec sa famille! Reste plus qu'à obtenir les visas investisseurs (E2). Pour cela nous avons choisi un avocat américain attaché à l'ambassade de Paris.

Ce projet sera très dur à mettre en place et à mener, on en est conscient, mais ça vaut le coup de le vivre. 
Au pire, on se plante... Mais on ne vieillira pas avec le regret de ne pas l'avoir fait.
Mieux vaut vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie, non?

Alors, forcément, nous rencontrons des personnes qui ont des réflexions diverses et variées, pas toujours très plaisantes mais de plus en plus ( ... est ce l'effet de la crise?) certaines nous montrent leur admiration,  nous soutiennent et ont envie de nous aider, et ça, mine de rien mine de crayon, ça encourage et nous conforte dans nos choix.

Voilà, vous savez tout tout!
Bises à tous et merci encore d'être nombreux à venir sur ce blog.

2 décembre 2008

J'irai dormir à Hollywood... Ou pas.

Bon, ça y est, on l'a vu.
Nous sommes allés au ciné hier soir, voir le film dont je vous parlais là.
C'était très sympa mais je mets en garde les possibles nauséeux, ça bouge sans cesse puisque c'est filmé caméra sur l'épaule. Quelques personnes de la salle ont quitté la séance bien tôt, c'est un peu dommage car c'est vraiment intéressant.

Bien évidemment, ça ne montre pas les bons côtés de l'Amérique, car Antoine de Maximy voyageant seul et parcourant les Statès de long en large en Corbillard, il ne rencontre forcément que des gens d'un niveau social bas voire très bas et même des "Homeless" (SDF).
Il nous montre diverses facettes des US: les Amish, les Navajos, les immigrés et les stars. Certaines ambiances sont vraiment inquiétantes, il se met souvent en danger, cherche t' il les problème pour faire de l'audience, ou est ce vraiment là son caractère.... Chacun sa vision.
En bref, je le conseille (mais peut être pas à notre famille hein... joke).

La seule chose négative, c'est que ça va renforcer encore plus l'opinion générale des français envers les américains, qui est forcément toujours négative. On avait peut être pas besoin de cela en France. 
Je m'en rends compte au quotidien quand j'expose notre projet, on nous regarde d'abord éberlué, puis on nous demande "mais enfin, quelle idée! Pourquoi l'Amérique? Comment allez vous faire avec le système de santé? Et les écoles, paraît que c'est nul là bas! Et leur mentalité, faut quand même se les farcir hein! (...)".

Mouais... C'est pas gagné.

26 novembre 2008

retour aux sources II

Il neige

Nous voilà bientôt au musée d'Orsay, vite vite, il fait froid!


Le musée 

Tu me parles?


Cinquième et dernier étage

Labourage nivernais de Rosa Bonheur (on croirait une photo... Extraordinaire!)


En arrière plan, La Divina tragedia de Paul Chenavard 

J'aime beaucoup l'expression et le regard de ce tableau

Au musée, il y avait entre autre, une expo sur Picasso / Manet et "le déjeuner sur l'herbe". N'aimant pas vraiment Picasso, je ne me suis pas attardée, Patrice non plus.
C'était intéressant de voir comment Picasso voyait "le déjeuner sur l'herbe"  de Manet, mais finalement, c'était beaucoup d'effet pour bien peu de choses...
Au fil de la visite, j'ai photographié quelques oeuvres qui m'ont vraiment plu, sachant que je préfère de loin le naturalisme et le réalisme à l'impressionnisme ou l'art figuratif. 
Je suis désolée d'avoir mis des photos sans légende mais je n'ai pas toujours retenu le nom des artistes...

En tout cas, une bien belle balade en cet après midi pluvieux. 

Lundi nous avions donc rendez vous chez notre avocat d'immigration. Nous pensions clôturer définitivement le dossier, malheureusement il a fallu faire à nouveau le point des papiers, et nous sommes repartis, certes légers de quelques centaines d'euros mais surtout chargés d'une grande mission: rassembler tout le dossier, faire des centaines de photocopies, relancer les fournisseurs, obtenir des papiers supplémentaires. Bref, que du bonheur.
Enfin, l'essentiel à retenir dans cette affaire, pour vous, c'est que nous ne partons pas avant la fin février (au lieu de la fin janvier)... Au mieux....
C'était, en bref, le point noir du WE. 

Mais ne retenons que le meilleur, ce fut un excellent week end de retrouvailles.
Désolée pour tous ceux qu'on visite habituellement (Carole, Mamie, Sandra..), nous avons fait nos égoïstes mais ce n'est que partie remise! Pardonnez nous...

Retour aux sources


Amis, me voilà reviendue! :)
Cela fait une semaine exactement que Monsieur est rentré, nous avons repris nos marques, même si cette fois, ce sont de nouvelles marques puisqu'aucun n'est tenu par des obligations professionnelles autres que le projet en cours. 

A peine arrivé, nous sommes repartis pour un week end parisien en amoureux, Patrice s'était occupé de tout, résa hôtel, théâtre, train, garde des enfants, etc... (j'en ai de la chance hein?!?)
Quand je parle de retour aux sources, c'est surtout parce que notre hôtel était situé rue St Placide dans le 6ème , là où Patrice avait son appart et où nous avons vécu ensemble les premiers temps. Que de souvenirs!


On s'est rappelé notre premier sapin de Noël et ses premières décorations achetées au Bon Marché pour au moins 400 francs à l'époque (il n'y avait pourtant pas grand chose...). Aujourd'hui, ce serait bien pire car la moindre petite poule qui complète la crèche coûte pas moins de 7 euros (mais quand je parle de "petit", celle ci ne fait pas plus de 1 cm). 
Bref, quand on voit le monde aux caisses, que ce soit au Bon Marché ou à La Grande Epicerie, on se demande où est la crise! mouarf


En ce qui concerne le théâtre nous sommes allés voir la pièce de Francis PERRIN "Le chat et la souris" avec Perrin lui même et Jean Luc Moreau. C'était vraiment extra, un pur vaudeville avec portes qui claquent, retournement de situation... Nous avons été bluffés par le jeu très dynamique des acteurs, la densité du texte et 2 heures de spectacle à un rythme effréné.
La pièce est tellement bien rodée (350ème!) qu'ils font place à l'improvisation. Nous étions placés au premier rang et au milieu, l'idéal!


les photos viennent de là


Dimanche, nous avons eu droit à quelques flocons de neige le matin qui se sont transformés en pluie dans l'après midi, il faisait vraiment froid:

Et nous avons choisi L'Alcazar pour bruncher et se réchauffer:



A suivre, le musée d'Orsay et le rendez vous avec notre avocat d'immigration le lundi.

To be continued...

20 novembre 2008

Il est arrivé, Il est là!!!!!

On va pouvoir fêter ça! Saucisson, fromage, cornichons.....




Le Beaujolais dans notre région.









Ahahahahahahah je vous ai bien eu.
Comme je me fiche un peu du Beaujolais, même si j'aime la tradition qu'il représente, je préfère de loin vous apprendre que Patrice est bien arrivé. Avec un peu d'avance, il a atterri hier matin comme prévu.
Stéphane et lui avaient bonne mine malgré le manque de sommeil.
Nous retrouvons nos marques petit à petit, et surtout avec grand plaisir.
A bientôt pour la suite des aventures!